Bienvenu(e)!

    En Langue Sacrée de l'Egypte Ancienne,  "ir herou nefer"   a pour traduction   "faire un jour heureux" . Cette expression courante signifie qu'on accomplit un jour à la fois bon, beau et parfaitement réussi.

  Je suis heureux de vous accueillir ici. J'espère que vous y passerez un bon moment. N'hésitez surtout pas de me laisser votre avis, vos impressions et vos remarques! Puisse mes lignes embellir vos journées...

Mythologie Romaine

Jeudi 29 mai 2008

    Alors que la grande cité de Troie était en feu, mise à sac par les Achéens, le brave Anchise prenait la fuite sur le dos de son fils.

    Il avait eu ce fils, qui se nommait Enée, de ses amours avec la déesse Vénus en personne et s'en était trop vanté. Ce fut pour cela qu'il ne put la défendre, sa cité bien aimée. Il était incapable de combattre par suite d'une infirmité punitive. 

    Ainsi, privé de gloire et de renommée il ne pouvait qu'être fier de ce fils qui, lui, était devenu un véritable héros de Troie, presque aussi redouté qu'Hector. En témoignage de sa gratitude le roi Priam donna la main de sa fille Créüse au fils d'Anchise et de cette union était né Ascagne, son petit fils.

   Bien que Vénus l'avertit maintes fois de la chute prochaine de Troie, Anchise refusait de quitter la ville. Elle l'aimait vraiment bien ce mortel! Alors elle lui envoya deux présages qui l'effraya. D'abord une flamèche s'éleva depuis le sommet du crâne de Ascagne. Puis, pour que le message fut bien clair, un petit météor s'écrasa tout près de lui...

   Sauf qu'alors il était déjà trop tard, la ville était envahie par les Egéens, sortis du ventre d'un cheval de bois...

Par Enroël
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Lundi 2 juin 2008

   Enée fit un périple pareil à Odysséus, enfin une partie, mais en meilleure condition puisqu'il n'avait pas Neptune contre lui!

    Il ne le fit pas seul également puisqu'il commandait une petite flotte de Troyens en exile... Celle-ci traversa la Mer Egée, s'arrêta dans plusieurs îles dont celle des Harpies puis parvint en Epire sur la côte orientale de l'Adriatique. Ce fut là qu'il y retrouva ses compatriotes Andromaque et Hélénos.

   Ce dernier avait le pouvoir de divination et conseilla le prince de Troie sur la route à suivre. Il le mit particulièrement en garde au sujet des grands dangers autour de la Sicile, les nommées Charybde et Scylla. Pourtant Hélénos occulta l'île des cyclopes! Enée y perdrait quelques de ses amis...

    Ainsi, la flotte poursuivit sa route et arriva, comme le lui avait dit le devin, en vue de la côte italienne occidentale. Ce fut alors que Junon, qui détestait tout les Troyens en général et Enée en plus particulier, fit lever une terrible tempête. S'il n'y avait eu le concours de Neptune, la flotte aurait sombrée!

   Ce fut sur la côte de l'Afrique du Nord qu'ils échouèrent, non loin d'une ville appelée Carthage...

 

Par Enroël
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Jeudi 5 juin 2008

    La noble épouse du grand Hector, fille de Eétion, roi de Mysie, quitta Troie enchaînée.

     Son héros de mari était tombé sous la lance d'Achille, Champion des grecs, puis traîné tout autour des murailles, avant d'être rendu à elle et Priam par commandement des dieux de l'Olympe. Elle en était devenue la veuve inconsolable quand la cité tomba à son tour, mise à sac par les soldats cachés dans le ventre d'un cheval de bois.

    Les grecs ne lui épargnèrent pas la douleur d'une mère qui perd son enfant. En effet, son fils, astyanax, lui fut enlevé pour être précipité du haut de la muraille. Captive et seule, elle ne put lutter. Le fils d'Hector devait mourir sacrifé à Achille, tout comme la princesse Polyxène, une soeur de Créüse, qui fut égorgée.

   Offerte au fils du meurtrier de son Hector, Pyrrhus, elle en devint l'épouse forcée et lui donna trois fils; Molossus, Piélus et Pergamus. Car son nouvel époux et maître s'était follement épris d'elle, au point d'en négliger Hermione, son autre épouse légitime. Cette dernière le fit rejoindre Achille dans le Hadès....

   L'Epire dont Pyrrhus fut le roi, revint à Hélénos, un des frères d'Hector, seul survivant de la lignée de Troie. Il avait, tout comme Andromaque, été l'esclave de Pyrrhus avant d'en devenir l'ami. Elle monta sur le trône avec lui et devint son épouse. Elle lui donna Cestrinus.

   Ce fut ainsi que la trouva avec joie Enée. Elle en fut tout autant ravie et ce fut la fin de ses malheurs. Dès lors le Destin l'oublia et elle connut enfin des jours heureux. Enfin, presque... Jamais elle ne put se consoler du trépas de son cher Hector auquel elle fit construire un magnifique monument sur un terre étrangère.

   Après la mort d'Hélénos, elle partit avec un de ses fils et  ensemble ils fondirent Pergame, sa dernière demeure.

Par Enroël
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Samedi 7 juin 2008

   Carthage... Ce fut, dans cette neuve cité qu'arriva Enée après avoir été sauvé de la terrible tempête de Junon.

   Ce port avait été fondé, peu avant, par sa reine Didon. Elle allait malgré elle servir les intérêts de Vénus. La déesse fit en sorte que la reine rencontre le prince troyen alors qu'il tentait d'entrer dans la cité déguisé en marchand. Quand, guidée par Vénus, Didon aperçut Enée elle en tomba immédiatement amoureuse! S'étant elle-même enfuit autrefois, son coeur était déjà enclin à s'attacher à un réfugier mais Enée succomba également aux charmes de la reine. Et cela fit l'affaire de Junon. 

   En effet, Didon offrit à ces naufragés une hospitalité sans limite et retint Enée en prodiguant tous ses bienfaits. Or donc, les deux déesses étaient satisfaites tout autant que l'étaient les amoureux eux-mêmes... Par contre, Jupiter, lui ne l'était pas! Le temps passait paisiblement pour les deux amants. L'Italie et la nouvelle cité qui devait naître sur ses rivages semblaient bien oubliées... Aussi Jupiter chargea Mercure d'aller rappeler à Enée sa destinée et lui intima l'ordre de reprendre son voyage. 

   Enée en fit part à Didon qui, angoissée à l'idée de que son amour allait la quitter, lui fit d'amères reproches. Mais le héros se sentait obligé de suivre l'ordre divin et rassembla ses compagnons. Il repartit quand même dans la nuit, sans même lui dire "au revoir" afin de lui épargner de déchirants adieurs. Mais la reine, constatant son départ, eut le coeur déchiré. Elle pleura et fit dresser un bûcher funéraire qu'elle alluma avant d'y monter et de se poignarder en maudissant les troyens!

   De ses navires au large, Enée contempla les hautes flammes sans se douter de la tragédie dont il était l'auteur.

   

 

Par Enroël
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Jeudi 12 juin 2008

        Lorsque les troyens abordèrent enfin en Italie, Enée alla consulter la Sibylle

 

Hélénos le lui avait dit, qu’en arrivant sur les rivages de sa destination, il lui faudrait la rencontrer, la Sibylle de Cumes. Celle-ci était célèbre pour ses talents. Plus qu’une prophétesse, elle connaissait les chemins qui mènent à travers l’outre-monde, dans les contrées du Hadès.

 

Il ne savait alors pourquoi il devrait la consulter. A cette idée, il avait associé la pensée de Créüse, disparue lors du sac de sa cité chérie. Il avait, en effet, croisé l’ombre de sa défunte épouse dans ses ruelles avant de retrouver son père et de l’emmener hors des murailles de Troie.



 

La sibylle fut facile à trouver. Celle-ci lui fit alors entreprendre une descente aux Enfers où elle le guidait pas à pas. Il lui fallut auparavant quérir un rameau d’or, détaché d’un arbre fatidique, consacré à Proserpine, qu’il trouva gràce à sa mère, Vénus. Vint ensuite la terrifiante descente où Enée se fit expliquer le monde des morts.

 

Là, il y rencontra le fantôme de Didon ! Une amère peine lui déchira le cœur en la voyant. Il tenta de lui demander s’il était cause de sa mort ; celle-ci ne fit aucun cas de ses remors et s’en alla à travers la triste forêt des suicidés…

 

Il finit par atteindre le lieu où se tenait son père, Anchise, qui était mort peu avant la grande tempête de Junon, en Sicile. Ce dernier lui montra alors l’illustre future destinée de Rome, la Nouvelle Troie qui serait fondée par ses descendants qu’il pouvait apercevoir prêts à naître au bord du Léthée…

 

Quand il retourna vers ses compagnons, sa détermination était plus grande que jamais.

(les illustrations sont d'aimables dons de Magdalaen que je remercie (-: )

Par Enroël
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Mardi 17 juin 2008
      En abordant l'Italie, de terribles épreuves attendaient les troyens car Junon n'en avait pas fini avec eux!

      N'eût été la déesse, tout ce serait fort bien passé. Latinus, roi du Latium, avait eu de l'ombre de son père, Faunus, petit fils de Saturne, une interdiction quant à sa fille Lavinia. Celle-ci  ne devait pas être mariée à un prince du pays. Mais Faunus avait aussi fait une prédiction à la jeune femme; elle dirait à son père de lui faire épouser un étranger dont elle avait vu la venue en rêve...

    Aussi, quand une petite embassade, envoyée par Enée, arriva et demanda permission de prendre campement sur leur côte ainsi que le libre usage de l'air et de l'eau, Latinus vit en eux ce que lui avait prédit sa fille ! Le vieux roi, les reçut fort bien et confia à cette délégation la prophétie de Faunus. Il lui était évident que le chef des troyen devait être celui que son père avait déstiné à sa fille!

     Si effectivement Enée était envoyé par Faunus, Junon, elle, envoya  la furie Electo semer la discorde...
Par Enroël
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Lundi 23 juin 2008

    Vraiment très heureuse, Electo, sortie du Hadès, s'appliqua avec zèle à accomplir la mission que lui confia Junon.

    Tout à fait dans ses cordes, cette furie s'employa à répandre la guerre. Bien sûr, ce fut entre les peuples de la contrée où Enée avait débarqué, avec ses compagnons, qu'elle exerça sont talent. Toute exaltée qu'elle fut, elle n'en était pas moins méthodique!

    Electo commença par aller chez les Latins. Elle fit s'enflammer le coeur de la reine Amate, épouse de Latinus, et lui inspira de s'opposer avec violence à toute idée de mariage entre sa fille et l'étranger!

    Elle s'envola ensuite vers le roi des Rutules, Turnus, qui avait depuis toujours espéré la main de Lavinia. Il était d'ailleurs persuadé d'être le meilleur prétendant pour elle! Alors quand il apprit pour Enée... 

    Enfin, pour bien envenimer les choses, Electo fit preuve tout à la fois d'une grande intelligence et d'une certaine imagination. Elle fit tomber Ascagne, le fils d'Enée dans un savant piége...

   Ascagne, parti en chasse, serait, malgré lui, le déclencheur des hostilités.
   

Par Enroël
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Vendredi 27 juin 2008

   Il y avait, dans le Latium, un magnifique cerf si peu farouche qu'un fermier l'apprivoisa.

   Ce splendide animal s'élançait à travers les forêts et les prairies la journée durant et revenait chaque soir dans la maisonnée. La fille du fermier lui prodiguait tous les soins que l'on donnait aux chevaux et lui décorait les bois...

  Tous les autres fermiers, dans les campagnes environantes, connaissaient ce cerf et, surtout, le protégeaient. Il était devenu comme sacré; un don de Diane. Nul doute que quiconque lui aurait fait du mal serait victime de la vindicte paysanne.

   Et c'était exactement sur cela que comptait Electo! Aussi, le jour où Ascagne fraîchement débarqué était parti en chasse, la Furie s'arrangea pour mener le fils d'Enée  là où se trouvait le cerf tant aimé. Le piège se refermait.

    La flèche décochée blessa l'animal qui s'en alla mourir en son refuge domestique, dans les bras de la fille du fermier. Et que fit Electo? Et bien, elle propagea la nouvelle dans toute la contrée et les fermiers en colère voulurent venger la bête.

   La bataille s'engagea entre les fermiers vengeurs, qui voulaient la tête d'Ascagne, et les troyens qui le protégeaient.  

Par Enroël
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Mercredi 2 juillet 2008

   Le ciel s’obscurcissait tandis que l’orage grondait ; Jupiter avait beau crier, Junon restait sourde et s’en allait vers la Terre.

 

   Latinus hésitait. Son peuple s’était déjà armée et s’en était pris aux troyens suite à la mort du cerf-tant-aimé. Sa femme était au bord de l’hystérie et exortait le roi à laver l’infamie. Pire ! Maintenant l’armée Rutule, qui venait d’arriver, campait juste devant les murailles.

 

   Devait-il décider la guerre ? Devait-il trahir l’hospitalité offerte aux troyens ? L’hésitation était trop pesante, il préféra laisser les événements se dérouler d’eux même et de laisser le Destin décider.

 

   Devant l’immobilisme de Latinus, Junon prit les choses en mains et alla au temple de Janus pour y ouvrir elle-même les portes. En effet, la tradition de cette cité voulait que les portes du temple, toujours closes en temps de paix, fût ouverte quand la guerre était décidée.

 

   Junon releva les barres et écarta les lourds battants de la. Porte. Et la joie envahit la cité ; la joie du combat promis, des cuirasses scintillantes, et des étendards déployés.

   La joie de se préparer à une guerre sans merci !
 

Par Enroël
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Vendredi 4 juillet 2008

   De part et d’autre chacun se préparait pour un conflit inévitable.

 

   Dans le Latium, une formidable armée s’était constituée. Latins et Rutules étaient unis pour s’opposer à la misérable flotte des Troyens. Turnus, son chef, était un guerrier redoutable et brave ; son fidèle allié, fort capable, était Mézence, un exellent soldat mais d’une cruauté si monstrueuse envers ses propres sujets, les Etrusques, que ceux ci s’étant révoltés contre lui, il avait dû se réfugier chez Turnus et en devenir le mercenaire. La troisième alliée était une femme, la vierge Camille, qui conduisait une troupe de guerriers parmis lesquels on comptait quelques jeunes femmes….

 

   La situation était très périlleuse pour Enée mais il eut l’aide inattendu du dieu fleuve Tibre. Par un songe, le vénérable Tibre lui dit de remonter son cours et de se rendre en Nouvelle Arcadie où demeurait Evandre. Celui-ci était le roi d’une petite cité pauvre entourée de la haute roche Tarpéienne et la colline de Jupiter consacrée par Hercule, lorsqu’il conduisit le troupeau de Géryon au cœur de la plaine civilisée par Saturne durant l’Age d’Or… Là le vieux sage introduirait les Troyens auprès du puissant peuple Etrusque qu’ils pourraient gagner à leur cause en évocant la présence de leur roi fugitif parmis l’armée ennemie !


   Quand parût l'Aube aux doigts roses, Enée partit, suivi d'amis à la rencontre du Roi Evandre. 

Par Enroël
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