Bienvenu(e)!

    En Langue Sacrée de l'Egypte Ancienne,  "ir herou nefer"   a pour traduction   "faire un jour heureux" . Cette expression courante signifie qu'on accomplit un jour à la fois bon, beau et parfaitement réussi.

  Je suis heureux de vous accueillir ici. J'espère que vous y passerez un bon moment. N'hésitez surtout pas de me laisser votre avis, vos impressions et vos remarques! Puisse mes lignes, embellir vos journées...

Dimanche 25 février 2007

    Dans le monde grec ancien les dieux ont été créés par le Cosmos. Bien avant les dieux, naquirent Ouranos, le ciel, et Gaea, la terre. Ils s'unirent pour engendrer les titans.

    Ceux-ci désignés aussi comme les Dieux Anciens, régnaient en maîtres suprêmes sur l'univers. Ils étaient d'une taille colossale et d'une force effroyable. Ils étaient aussi fort nombreux mais seul quelques uns d'entre eux apparaissent dans les récits mythologiques. Leur roi était Chronos, associé à la marche du Temps, qui régna jusqu'à être détrôné par son fils Zeus qui prit alors le pouvoir sur le monde.

    Les autres titans et titanides les plus célèbres sont: Océan, le fleuve qui entour le monde; Thétys, sa femme; Hypérion, le père du soleil, de la lune et de l'aurore; Mnémosine, la mémoire; Thémis, la justice; et Japet, le père d'Atlas qui porte le monde sur ses épaules, de Prométhée, le sauveur de l'Humanité et d'Epiméthée. Ceux-ci ne furent pas bannis avec les autres titans lorsque Zeus devint le maître du monde. Ils furent cependant déchus et durent se contenter d'un rang moindre dans la hiérarchie de l'Olympe.

     Les douze grands olympiens domminaient les dieux et déesses qui avaient succédés aux titans. Ils appartenaient tous à la descendance directe de Chronos et de Rhéa, le couple royal des titans.

      Il y avait les enfants:

- Zeus, le souverain, seigneur du Ciel, de la pluie et des nuages, maniant l'orage et la foudre, le plus puissant des dieux;

- Héra, sa soeur et épouse (comme en Egypte?!), protectrice du mariage;

- Poséïdon, leur premier frère qui règne sur les mers;

- Hadès, leur second frère qui règne sur le monde souterrain et le royaume des morts;

 -Hestia, leur soeur,  déesse du feu et du foyer.

     Il y avait les petits enfants:

- Pallas Athéna, fille de Zeus seul, déesse guerrière de la sagesse et de l'intelligence, protectrice de la vie civilisée et de l'artisanat;

- Phoebus Apollon, fils de Zeus et de Léto, le dieu de la musique, de la lumière et de la vérité;

- Artémis sa jumelle, Dame des animaux sauvages, le grand veneur des dieux, protectrice des forêts;

- Aphodite,fille de Zeus et de Dioné (ou de l'écume de la mer),  déesse de la beauté et de l'amour;

- Héphaïstos, son époux, fils de Zeus et d'Héra (ou d'Héra seule), le seul dieu hideux et diforme, seigneur du feu, des forges et des ouvriers;

- Hermès, fils de Zeus et de Maïa (fille d'Atlas), dieu de la médecine, du commerce et des marchés mais aussi le dieu des voleurs, il est aussi le guide des morts mais surtout le hérault des dieux;

- Arès, fils de Zeus et de Héra, dieu de la guerre.

Voilà les présentations sont faites! Il ne nous reste plus qu'à faire connaissance avec eux au travers de légendes...

par Enroël publié dans : Mythologie Grecque
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Vendredi 16 février 2007

    Toutes deux se cherchant finirent par se retrouver!

   Aphodite voyant Psyché si négligée éclata de rire " Ne checherais-tu pas un mari? Celui que tu as odieusement brûler à en mourir, ne veux plus te voir! Et maintenant avec si mauvaise mine et si pauvre que tu es, tu ne pourras trouver d'amoureux que si tu sais te rendre utile avec diligence et peine! Aller, comme dans le fond je suis une bonne déesse, je vais t'aider en te montrant comment t'y prendre..." Elle prit une grande quantité de graines toutes fines mélangées et en fit un tas. "Dans ton propre intérêt, veille à ce que tout soit trié, pour ce soir!" A ces mots, Aphodite partit laissant Psyché désemparée...

     Psyché s'assit et contempla le tas de graines. Elle n'y arriverait jamais! Elle en triait une poignée, puis deux et allait abandonner une tâche aussi impossible lorsqu'elle eut l'aide innattendue de toutes petites créatures, les fourmis! Elle les entendit se rallier à sa cause et par vagues successives trièrent parfaitement les graines... Quand Aphrodite revint, elle ne fut pas contente! "Ne crois pas que ton travail est terminé, mais nous verrons ça demain..."  Aphrodite lui donna une croûte de pain et la laissa à même le sol. La déesse se dit, que comme ça, à demie affamée et éreintée, la beauté insolente de cette mortelle finirait bien par s'éffacer et elle ne serait plus un problème. Son fils l'oublirait...

     Le matin suivant, Aphrodite demanda à Psyché une tâche dangereuse. "Au bord de cette rivière, là où poussent ces épais buissons, se trouvent des moutons dont la toison est d'or. Va me chercher un peu de leur laine brillante!" Le piège? Ils étaient très violents et méchants ces moutons! Psyché s'interrogeais, quand elle entendit le chant des roseaux lui suggerer d'attendre la fin de la journée quand les moutons iraient boire. Ils descendraient à la rivière en traversant les buissons épineux et quand ils auraient fini, Psyché n'aurait qu'à récolter la laine sur les ronces. Effectivement elle rapporta à sa cruelle maîtresse beaucoup de fils d'or!

Aphrodite Anadyomène [sculpture antique; Villa Ludovisi; Rome; Cl. Brogi ]

 

    "Quelqu'un t'as aidée! Seule tu n'aurais pas pu réussir... Qu'importe, je vais voir maintenant si ton coeur et aussi résolu que tu le prétends! Tu vois cette montagne? Là se trouve la source du fleuve noir des Enfers, le Styx. Je veux que tu m'en prélève dans ce flacon." Elle mesura la difficulté très vite quand ayant gravit la montagne elle arriva à la cascade. Les rochers qui l'entouraient, etaient si escarpés et si glissants, les eaux noire s'y précipitaient de façon si terrifiante, que seule une créature ailée eût pu s'en approcher. Mais un esprit de la Nature vint encore à son aide. C'est un aigle cette fois, qui lui prennant le flacon des mains, alla remplir la requête de la déesse.

    Aphrodite, s'entêtait. "Sache, petite mortelle, que soigner mon fils de la blessure que tu lui as infligé m'use beaucoup! Aussi je veux que tu ailles demander à ma parente Perséphone un peu de son charme de beauté dans cette boîte... pour cela il faut que tu ailles aux Enfers! Ce n'est pas trop dur pour toi?"  Psyché obéit et se mit en route suivant la rivière infernale, elle trouva le passage de sous la terre. Puis paya son obole à Charon, le passeur, avant de se retrouver devant Cerbère le chien géant aux trois têtes, qu'elle amadoua avec un fruit ramassé en route, enfin elle entra dans l'Hadès. Perséphone fut ravie de la demande et ce fut avec plaisir qu'elle mit son charme dans la boîte.

    Sur le chemin du retour, la curiosité poussa une fois encore Psyché à une nouvelle épreuve. Ben c'est qu'avec tout ce que lui avait fait subir Aphrodite, Psyché avait conscience que son apparence avait plutôt souffert et elle ne desespérait pas de rencontrer de nouveau son époux! Aussi,c'était tentant un charme de beauté...Alors elle ouvrit la boîte qui à son étonnement ne contenait rien! Rien? Ben non, enfin, rien de visible... Bientôt Psyché, fut prise d'une langueur mortelle et tomba sur le chemin menant vers la terre des vivants...

    Eros avait eu tout le temps de se rétablir et l'idée de retrouver Psyché ne le quittait plus. Comme on emprisonne pas l'amour, Eros s'enfuit du palais dans lequel sa mère comptait le garder. Il se mit à la recherche de sa belle et la retrouva étendue. Il comprit  tout de suite de quoi elle était emprisonnée ayant reconnu la boîte de Perséphone, et en un instant il ôta la langueur mortelle des yeux de Psyché pour la remettre dans la boîte. Il la piqua de la pointe d'une de ses flèches pour la réveiller. Aprés qu'il l'ait un peu grondée pour sa curiosité, il lui dit d'aller porter à sa mère ce qu'elle attendait en lui assurant que desormais tout se passerait bien.

Psyché et Eros [ détail d'un groupe antique; Musée du Capitol; Rome; Cl. Anderson ]

     Tandis que l'heureuse Psyché se rendait où elle était attendue, Eros s'envolait vers l'Olympe pour porter son affaire devant Zeus. Ce dernier consentit tout ce que lui demanda Eros. Les dieux furent réunis et Zeus officialisa l'alliance entre  Eros et Psyché et proposa d'accorder l'immmortalité à l'épousée! Tous crièrent leur joie en accueillant la belle enlevée par Hermès, le messager des dieux, afin qu'elle goûta l'Ambroisie offerte par Zeus... Aphrodite ne trouva rien à dire au fait que son fils ait pour épouse une déesse! Et puis étant sur l'Olympe, elle ne détournerait plus l'attention des hommes de ses cultes...

     Ainsi, l'Amour et l'Âme s'étaient cherchés et après de difficiles épeuves s'étaient enfin trouvés pour ne plus jamais être séparés.

 

par Enroël publié dans : Mythologie Grecque
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Jeudi 15 février 2007

     Déchirée par le doute et éperdue, Psyché est laissée seule ne sachant que faire. Un conflit est en elle, tiraillée entre son amour et sa peur de ce qu'il pourrait être... Tout le jour ses pensées luttèrent contre elles-mêmes. Quand vint le soir elle avait abandonné le combat mais il lui fallait des certitudes!

    Enfin il s'endormit paisiblement, elle rassembla tout son courage et alla chercher le couteau et la lampe qu'elle alluma. Sur la pointe des pieds, elle s'approcha du lit et élevant la lampe, elle regarda celui qui était son époux. Elle faillit défaillir! Ce n'était pas un monstre qui était étendu là, mais la plus belle des créatures. Psyché était submergée par la honte de sa folie et de son manque de confiance!

     Elle tomba à genoux lâchant son couteau mais aussi sa lampe! Un peu d'huile brûlante éclaboussa l'épaule de l'endormi qui s'éveilla aussitôt! Il vit la lumière et le parjure de Psyché. Sans un mot il se leva et s'enfuit... Elle courru pour le rattrapper dans la nuit mais ne le voyait déjà plus. Elle le supplia de revenir et n'eut comme réponse: "Eros est mon nom et je ne peux vivre auprès de toi sans confiance, adieu mon aimée..." Le propre fils d'Aphrodite, son époux! Et elle, misérable elle l'avait déçu! Maintenant il était parti à jamais...

     Elle pleurait toute la nuit... Au petit matin, le courage lui revenait, elle se dit qu'elle ne renoncerait pas à le chercher tant qu'elle vivrait, et quand bien même il n'éprouve plus d'affection pour elle, son amour à elle ne s'éteindrait pas, ça elle saura le lui montrer! Alors elle pars, sans but précis mais elle est déterminée à le retrouver!

     Eros s'en alla faire soigner sa blessure chez sa mère et lui racconta toute l'histoire, ce qui la mit très très en colère!!! Elle partit, furieuse à la recherche de cette mortelle pour lui montrer ce qu'il en coûte de s'attirer le couroux d'une déesse! Et Eros? Elle l'enferme, seul avec sa peine! Non, mais choisir celle dont elle ne voulais plus entendre parler....

     Psyché de son côté essayait de ce concillier les dieux, leur adressant de déchirantes prières mais aucun d'eux ne voulaient froisser davantage Aphodite. Psyché se doutait bien que son époux devait être dans la maison de sa mère. De desespoir, elle décida d'en appeler à Aphodite en personne et de se mettre à son service pour calmer son inimitié. Elle partit donc à sa recherche...

    

par Enroël publié dans : Mythologie Grecque
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Mercredi 14 février 2007

   Psyché attendait, assise sur la colline dans l'obscurité, et se mit à pleurer en tremblant...

   C'est alors que Zéphyre, le plus doux des vents, vint à elle est l'emmena dans une prairie moelleuse comme un lit et odorante de fleurs rares. L'endroit était si calme et reposant qu'elle en oubliait ses soucis et s'endormit... Elle se reveilla près d'une rivière scintillante, au bord de laquelle s'élevait un chateau merveilleux. Ses murs étaient d'argent, ses colonnes d'or, son dallage incrusté de pierreries. Psyché, bien qu'intimidée, y entrait et commençait sa visite quand une voix lui dit: "La maison est à toi. Entre sans crainte, baigne-toi,rafraîchis-toi; ensuite on dressera pour toi la table du banquet."

    Jamais de bain ne fut plus doux et des mets plus délicieux. Une douce musique s'élevait dans le palais, alors qu'il n'y avait personne à part elle. D'ailleurs toute la journée elle restait seule mais sans se l'expliquer elle savait qu'à la nuit tombée, son mari viendrait. Effectivement il vint et quand elle le sentit près de lui, entendit sa voix doucement murmurer à son oreille, toutes ses craintes s'évanouirent. Sans le voir, elle savait qu'il n'était ni un monstre ni une forme d'épouvante mais bien l'amant et l'époux qu'elle avait si longuement désiré et attendu.

Eros de Praxitèle [ sculpture antique; Musée du Capitol; Rome; Cl. Anderson ]

    Cette demi-présence ne pouvait pas pleinement la satisfaire mais elle en était tout de même heureuse et les jours passèrent, merveilleux. Une nuit pourtant son mari la mit en garde: " Tes soeurs, viennent sur la colline où tu as disparue pour y pleurer, je sais que tu désir ardemment les revoir. Mais tu ne le doit pas! Sinon, tu deviendrais pour moi la cause d'une grande peine et pour toi, celle de ta propre destruction." Elle accepta au début mais finalement, elle le supplia de laisser ses soeurs venir... Il finit par céder, en lui disant de ne se laisser persuader par personne de tenter de le voir, sous peine d'être à jamais séparée de lui...

    Ses soeurs vinrent donc au chateau, et le moment des touchantes retrouvailles passé, en firent la visite avant de passer au banquet! Là l'émerveillement des soeurs laissa place à l'envie. Ben oui, leurs richesses paraissaient bien fades à côté de ce qu'elles venaient de voir... La curiosité aussi les motivaient, elle voulaient tout savoir, pressaient Psyché de questions mais elle tint parole. Les soeurs partirent avec la jalousie dans le coeur! Ce soir là son mari mit de nouveau Psyché en garde... Mais elle ne voulait rien entendre! C'est vrai, quoi! Il lui interdit de le voir, lui. Est ce qu'il lui interdit aussi de voir quiconque? Il céda à nouveau...

     Les soeurs revinrent donc et mirent leur plan à exécussion. Tellement elles étaient devenues envieuses qu'elles en étaient venues à comploter la perte de leur soeur. Elles avaient remarqué la gêne de Psyché quand elle parlait de son époux et s'en servirent. Elles se doutaient qu'elle n'avait jamais poser les yeux sur lui et qu'elle ignorait qui il était en réalité. Elles n'en dirent rien, juste des allusions qui lui fesait croire qu'elles pensaient vraiment Psyché marié au terrible serpent prédit par Appollon! Pour l'instant, il se montrait doux et affectueux mais viendrait une nuit où il la dévorerait. Elles insistaient tellement que bientôt Psyché se mit à douter...

     Psyché était consternée. Elle sentait la terreur envahir son coeur et en chasser l'amour. Elle-même s'était toujours demandée pourquoi il refusait de se laisser voir? Il devait y avoir une terrible raison! Que savait elle de lui en réalité? Et s'il n'était affreux pourquoi avoir la cruauté de se cacher? Misérable à l'excès, balbutiante et troublée elle avoua à ses soeurs que son mari ne la rejoignait que dans l'obscurité la plus profonde et qu'elle ne savait pratiquement rien de lui... Il devait y avoir quelque chose d'horrible pour se dérobé ainsi à la lumière du jour!

      Psyché demanda conseil à ses soeurs qui n'attendaient que ça! Cette nuit elle devrait caché un couteau effilé et une lampe. Quand il dormirait, elle allumerait la lampe et se saisirait du couteau qu'elle plongerait dans l'horrible créature révélée certainement par la lampe...

par Enroël publié dans : Mythologie Grecque
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Mardi 13 février 2007

    Depuis quelques temps, mes articles sont orientés vers la mythologie... Et comme c'est demain le jour des amoureux, nous allons quitter l'Egypte et nous tourner vers le monde hellénistique. je vais vous conter une histoire d'amour que j'aime particulièrement...

     Il était une fois un roi, père de trois filles ravissantes. La plus jeune Psyché, surpassait en beauté si grandement ses soeurs, qu'auprès d'elles, elle paraissait être une déesse. D'ailleurs la renommée de sa beauté avait fait le tour du monde connu et de partout les hommes affluaient pour venir la contempler avec émerveillement et adoration. Si forte était son attrait que bientôt la déesse Aphrodite en pris ombrage.

   "A cause de cette mortelle mes temples sont délaissés, ils ne pensent plus à moi, mais à elle! Certains me font même l'affront de dire que je ne peut pas rivaliser avec sa beauté, moi!!! Faut que cela cesse mon fils... Alors tu vas prendre une de tes flèches dont, ni dieu, ni mortel, ne peut se défendre et fait en sorte que cette éffrontée s'éprenne follement de la plus vile créature qui soit!"

    Il l'aurais fait, certainement, si dans sa fureur jalouse Aphodite ne lui avait montré Psyché, oubliant ce que tant de beauté pouvait inspirer, même à un dieu... Dès qu'il la vit, ce fut comme s'il s'était persé le coeur d'une de ses propres flèches! Mais il ne dit rien à sa mère. D'ailleurs, il ne pouvait rien dire du tout, il était déjà sous le charme de cette mortelle..." Tu me fais ça rapidement..."

    Les choses ne se passèrent pas exactement comme le voulait Aphrodite. De toute façon, Psyché n'y pouvait rien d'être trop belle! Elle en souffrait même... Car les hommes se contentaient de la contempler, de l'admirer, de l'adorer même...Puis passaient et en épousaient une autre. Personne ne s'éprennait d'elle. Ses deux soeurs moins séduisantes, avaient fait des marriages splendides, chacune avait trouvé un roi pour mari! Psyché, la toute belle, restait triste et solitaire, toujours admirée, jamais aimée. Aucun homme, semblait-il, ne la voulait pour femme.

    Cela causait de grands soucis à sa famille et surtout à son père. Tout inquiêt, il allait à Delphes consulter l'Oracle d'Appollon  pour demander comment trouver un bon mari pour sa tendre fille. Le dieu, consentit à répondre et ses paroles furent terribles! " Tu mèneras ta fille en habits de deuil au sommet d'une colline et l'y laissée, seule! Là le mari qui lui est destiné, un serpent ailé terrifiant, plus puissant que les dieux eux-même, viendra à elle et en fera sa femme!"

     Il fut fait ainsi. Psyché, parée comme pour ses propres funérailles fut menée au sommet d'une colline, non loin du palais de son père. La peine était plus douloureuse pour sa famille que pour elle qui gardait tout son courage. C'est vrai, quoi! C'est avant qu'il fallait pleurer sur elle, c'est à cause de cette beauté que lui est venue la jalousie du ciel! 

   Laissée seule, résignée ,Psyché attendait que vienne son mari, dans l'obscurité la plus totale...

   

par Enroël publié dans : Mythologie Grecque
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