Bienvenu(e)!

    En Langue Sacrée de l'Egypte Ancienne,  "ir herou nefer"   a pour traduction   "faire un jour heureux" . Cette expression courante signifie qu'on accomplit un jour à la fois bon, beau et parfaitement réussi.

  Je suis heureux de vous accueillir ici. J'espère que vous y passerez un bon moment. N'hésitez surtout pas de me laisser votre avis, vos impressions et vos remarques! Puisse mes lignes, embellir vos journées...

Vendredi 11 mai 2007

   S'évader... Comment pouvait-il s'évader cette fois?

   Cette question Sisyphe se la posait constamment alors qu'il roulait cet imposant bloc de marbre au somment d'une colline du Tartare, le séjour aux châtiments dans le Monde Souterrain...

  Pourquoi un tel châtiment? Et bien, c'est parce qu'il fallût bien trouver un moyen d'occuper ce mort afin qu'il ne se fasse plus la belle! Et oui, c'est qu'il est sacrément rusé celui-là, plus encore que le célèbre Odysséus (Ulysse pour les intimes).

  Une pierre au sommet d'une colline? Cela peut paraître étrange, c'est vrai. Mais on lui avait promis qu'il pourrait retourner sur terre en tant qu'immortel s'il parvenait à la faire tenir en haut de cette colline... Sauf que chaque fois qu'il approchait du but, et bien, patatra! Elle dégringolait aussi sec!

   Mais cela ne dit pas pourquoi me direz vous? Voilà l'histoire...

  Sisyphe, roi de Corinthe dont il fut le fondateur, était le fils d'Enarété et d'Eole, roi de Théssalie . Un jour que Zeus était, une fois de plus, dans l'embarras d'une aventure avec la fille d'un dieu fleuve, Sisyphe indiqua à ce dernier où il avait vu le roi des dieux l'emportée. Cela fit du foin, et Héra on s'en doute ne manqua pas sa colère.... Par un Zeus tout aussi en colère, Thanatos fut alors envoyé pour punir le mortel de son manque total de discrétion...

  Mais tel fut pris qui croyait prendre lorsque Sisyphe réussit à emprisonner la Mort et l'empêcher de faire son travail... Et oui, Thanatos capturé, plus personne ne mourrait, chouette non? Ben c'est Hadès qui fut ennuyé. Il demanda à Zeus de faire quelque chose... Une seule solution! La foudre! Ainsi fut-il foudroyé ce Sisyphe, contraignant Zeus à une action directe... Les dieux détestent ça. Cela les épuise de trop et ils mettent du temps à recupérer.

   Voilà Sisyphe mort pour la première fois. Sauf que... Cela n'allait pas! Pourquoi? Parce que, ben... Son idiote d'épouse n'avait pas enterré son corps et fait les offrandes rituelles! Alors il ne pouvait pas rejoindre son séjour... Il alla s'en plaindre auprès de Hadès à qui il demanda audience et il fut reçu.

  Sisyphe, demanda le droit de retourner sur la terre des vivants afin de punir sa femme pour cet horrible sacrilège (les morts sont sacrés dans la Grèce Antique) et pour qu'un rite lui soit décemment donné pour sa mort. Il embobina tant et si bien le roi du Royaume des Ombres que ce dernier accepta!

    Quelle ne fut pas la joie de l'idiote  épouse (et néanmoins complice (-; ) de retrouver son époux! Ils vécurent tranquillement leurs vies... Comme par deux fois Sisyphe avait tromper la mort, Zeus décida lui-même du châtiment que vous savez...

     Pensez-vous qu'il y soit encore à le rouler son bloc? 

par Enroël publié dans : Mythologie Grecque
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Mardi 8 mai 2007

     Mais où était passé Dédale? De toutes ses questions, c'était celle qu'il l'obsédait...

    Il s'était surement réfugié quelque part... Dans un royaume ennemi, c'était certain. Mais lequel? Alors Minos eut une idée. L'architecte ne résisterait pas à un défi? Il proclama à travers tous les royaumes qu'une forte récompense serait offerte à celui qui réussirait l'exploit de faire passer un fil, par l'intérieur, dans un coquillage en spirale! 

   Dédale s'était réfugié en Sicile dans la ville de Camicos. Il convainquit son roi, Cocalos, qu'il pourrait résoudre ce problème et il le fit! Il perça un petit trou au bout du coquillage et fixa un fil au corps d'une fourmi. Il introduisit celle-ci dans le coquillage et reboucha presqu'entièrement l'orifice. Et Quand la fourmi eût fini son périple, et bien le fil qui l'avait suivi, avait traversé le coquillage lui aussi.

    Seul, son génial inventeur était capable d'un tel stratagème! Aussi quand Cocalos réclama la réconpense, Minos sut et réunit sa flotte. En route pour la Sicile! En arrivant, Minos ne manqua pas de demander à ce que Dédale lui fut rendu... Cocalos fut bien embêté car on résistait difficilement à la puissance de Minos! Lui ne fesait pas le poids!

    Par contre ses filles si! Ben oui, c'est qu'elles l'aimaient bien cet homme si inventif qui leur confectionnait des jouets et des cadeaux fabuleux... Elles étaient gâtées, et elles ne voulut pas qu'il partât comme ça! De toute façon elles n'eurent pas à insister car Dédale avait perdu son fils à cause de lui!!! C'est ainsi qu'ils complotèrent la perte du roi de Crète.

     Minos fut invité à prendre un bain après un si long voyage.... Et tandis qu'il se délassait, du haut de la voûte, un tuyau ammena de l'eau bouillante sur Minos qui mourut ébouillanté comme un homard!

 

   "Vous comprenez pourquoi je n'aime pas les crustacés?"  Dit-il à Dante Aliguierri, lorsque celui-ci traversa les Enfers en compagnie de Virgile. Ben oui! Minos devint à sa mort l'un des trois Juges du Monde Souterrain devant lesquels passaient les ombres des morts avant d'être orientés dans le séjour qui leur était le plus...Approprié.

    Vous imaginez la tête de Dédale quand ils se retrouvèrent?

par Enroël publié dans : Mythologie Grecque
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Dimanche 6 mai 2007

    Minos, roi de Crète, fils d'Europe et de Zeus, fesait souvent la guerre à ses rivaux. Sa flotte fesait de lui le maître des mers et partout il était connu pour sa pugnacité et sa justice.

    Avant de conquérir Athènes, par suite de la mort de son fils Androgée, Minos avait mener une expédition devant la ville de Mégarée où son roi, Nisos était connu pour ne craindre aucun ennemi puisqu'un prodige le protégeait lui et sa ville. Un prodige? Oui! Sur la tête de ce roi était un cheveu pourpre qu'il lui avait été conseillé de ne jamais couper sous peine de perdre son trône. Encore une farce divine sans doute!

    Du haut des remparts, Minos était observé en permanence, on s'en doute, par les soldats. Mais il l'était également par Scylla, la fille de Nisos (rien avoir avec le monstre bien connu), qui s'en était follement éprise. Malheureusement, elle ne voyait nul moyen d'attirer son attention et de s'en approcher. A moins que... Une idée lui vint....

     Une nuit, Scylla ôta de la tête de son père ce cheveu fatal -vous savez, celui qui est pourpre- alors qu'il dormait sereinement. Il ne s'en rendit absolument pas compte puisqu'il mourut sur l'instant! Puis Scylla alla jusqu'au camp de Minos afin de le lui porter. Il était là, devant elle! Le grand Minos! Mais il fut horrifié, lui, quand il l'entendit avouer sa trahison et il la fit sortir hors de sa vue!

     Tandis qu'elle pleurait, la ville fut prise, évidemment! Et lorsque les navires crétois appareillèrent vers leur île, Scylla s'élança sur la grève et se jeta à l'eau pour tenter de monter à bord du navire de Minos. Ben oui, elle était très accrochée Scylla! Mais là, c'était au gouvernail qu'elle s'accrochât et allait surement se noyer sans que son Minos ne le sache...

    C'était sans compter sur la bienveillance des dieux! Ben oui, ils ne sont pas que jaloux et capricieux... Ce fut sous la forme d'un aigle qui fondit sur elle. Un aigle? Zeus? Non, son père ainsi transformé par les dieux pour le soustraire à Thanatos. Elle fut terrifiée quand elle le vit et tomba dans les flots. Mais toute traîtresse qu'elle fût, Aphrodite la pris en pitié et la transforma en mouette... 

    Dès lors, Scylla accompagnerait celui qu'elle aimait dans toutes ses expéditions...  

par Enroël publié dans : Mythologie Grecque
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Vendredi 4 mai 2007

    Quoi? S'exclama surement Minos en apprenant que les athéniens s'étaient évadés du Labyrinthe construit sur les plans de Dédale...

    Car oui, même si son cher Minotaure (enfin pas si cher que ça!) était mort, même si ses ennemis s'en étaient allés, même si l'une de ses tendres filles semblait les avoir suivis, c'était bien après Dédale que Minos tourna sa colère! Si les athéniens s'étaient évadés c'était qu'il les avait aidé! C'était pas possible autrement... Il savait que le labyrinthe était une réussite et ne doutait pas une seconde du génie de son inventeur.

    Cette trahison méritait un châtiment exemplaire! Aussi pour retrouver son honneur perdu, Minos décida d'enfermer Dédale et son fils Icare dans l'oeuvre de l'architecte. Ainsi il prouverait à tous que sans lui les athéniens ne pouvaient pas s'en sortir! Et la sentence fut exécutée... Minos avait surement prévu de récupérer son génial conseiller quelques temps après. Mais Dédale ne s'en doutait pas!

   IL y avait plusieurs ateliers, qui avaient servis à sa construction, enfermés dans les murs du labyrinthe. Et Dédale s'en souvenait. Il rassura son fils en lui disant que s'il était impossible à quiconque (lui compris, ben oui, il y a mis tout son coeur pour le construire son labyrinthe. Pensez donc, un défi!) de quitter cette construction par terre ou par mer, il était cependant possible de le faire par les airs! Aussi il lui fallait de quoi confectionner de quoi voler...

D--dale-et-Icare.JPG

  Voler? Comme les oiseaux? Oui, comme les oiseaux! Cette idée plaisait bien à Icare... Dédale réussit à les faire ces ailes, avec du bois, des plumes et de la cire. Il y passa des jours mais il les confectionna! Et vint le grand jour de l'envole... Dédale recommanda à Icare de ne pas voler plus haut que la surface de la mer car les ailes, bien que solides, n'en étaient pas moins délicates et maintenues par de la cire! C'était entendu. Ils s'envolèrent, donc, au matin suivant.

   Ah! Voler! Quelle sensation de liberté... Sans contraite autre que sa propre volonté pour s'élever... Un petit vent ascendant et hop, on se retrouve plus haut! Toujours plus haut... C'est grisant la liberté de voler, d'être libre comme l'air... Mais bien que son père lui criait, angoissé, de redescendre, Icare s'élevait, planait et s'élevait encore... Jusqu'à ce qu'Hélios ne fut trop mordant pour ses ailes! Là, la cire fondit et Dédale ne put que regarder son fils s'abîmer dans la mer...

    Déchiré par le chagrin, il savait que son fils ne reparaîtrait plus d'entre les flots. Il continua malgré tout sa route, sans encombre jusqu'en Sicile où il trouva refuge auprès du roi Cocalos...

par Enroël publié dans : Mythologie Grecque
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Vendredi 27 avril 2007

    Tout les jours Ariane se rendait sur la plage, s'asseyait et regardait l'horizon... Elle attendait une voile, celle d'un navire qui viendrait la chercher... 

     Elle avait été abandonnée! Pourquoi? Ne l'avait-elle pas sauvé, lui et les siens? L'amour qu'elle avait pour lui avait pourtant un écho... Du moins à ce qui lui semblait...Comment avait-elle pu être aussi naïve?

     Toute à ces pensées tristres, Ariane s'assoupit... A son réveil elle eut la surprise de ne pas être seule! Un jeune homme se trouvait à côté d'elle. Ses cheveux abondants aux boucles noires sur son manteau poupre lui donnait une allure princière. Prince il l'était, mais pas tel qu'elle pût le croire...

     Il se proposa de lui venir en aide, de l'emmener avec lui sur l'île de Dia... Elle accepta et embarqua sur son étrange navire... Celui-ci avait des vignes aux grappes abondantes en guise de ballustrades et autour de son mât était enroulé un lierre aux feuilles vertes et sombres. Il n'y avait qu'un seul membre d'équipage, un timonier!

    Elle n'oubliait pas sa blessure, trahie elle ne voulait plus aimer... Mais son hôte lui, compatissant au début, devint très vite amoureux et lui offrit une couronne d'or en lui demandant de l'épouser. Ariane ne voulut rien précipiter (une fois suffit) et demanda le temps de la réfléxion. Elle réfléchit, donc, le temps du long voyage qu'ils firent ensembles... 

  Mais très vite, elle se rendit compte que ce jeune homme si doux, si attentionné et si joyeux lui faisait trop de bien pour qu'elle refusa plus longtemps. Quelle ne fut pas sa surprise lorsque s'invita à la noce le cortège de l'Olympe! Elle découvrit alors, que son cher et tendre n'était autre que le dieu de la végétation, du vin et de l'extase, Dionysos!

    Tout dieu qu'il fut, Dionysos resta auprès d'Ariane tout le long de sa vie à elle. Quand elle mourut, il reprit la couronne d'or qu'il lui avait jadis offert et la plaça parmis les étoiles... 

par Enroël publié dans : Mythologie Grecque
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